L'amour part.1

L'amour...

Que dire de l'amour ?

Je suis tombée amoureuse pour la première fois en vacances, chez mes cousines, à 300 km de chez moi, j'avais 15 ans... Ce garçon était beau et très intelligent... il s'intéressait à tout, il avait une culture générale qui me fascinait ! Notre amour a duré le temps d'un été puis quelque mois après, à distance.. puis il a trouvé quelqu'un d'autre (qu'il voyait en même temps que moi sans que je ne le sache).. du jour au lendemain il a diminué les appels, les lettres... jusqu'à ce que je le confronte et lui fasse dire la vérité... ça a été très difficile pour moi... non pas le fait d'être quittée, car au fond, même si ça fait mal, ce sont les choses de la vie.. et le sentiment d'abandon, avec la distance était moins forte. Mais le plus douloureux, c'est le sentiment de trahison... j'ai toujours eu énormément de mal avec le mensonge, la trahison (j'y reviendrais dans un autre article). Le temps à fini par passer, puis je suis entrée au lycée, de nouveaux repères à prendre, quelque amis à mon grand frère dans la classe la plus vieille, ça m'a toujours aidé à m'adapter.. J'y ai retrouvée quelque amis de collège et la première copine que j'ai eu à l'école primaire, elle est devenue ma meilleure amie. Puis, il y a eu ce garçon deux ans plus vieux que moi, qui me plaisait physiquement mais que jamais je n'aurais abordé, d'une part car je n'ai pas le tact pour ça, je suis bien trop maladroite, d'autre part parce que la peur maladive du rejet me paralysait... lui est venu vers moi, puis on a commencé à parler, beaucoup parler, il était lui aussi très intelligent, il m'apprenait plein de choses et s'intéressait à beaucoup de choses auxquelles je m'intéressait. Pareil, une culture générale qui faisait que je buvais ses paroles, lui posait des tas de questions... nous sommes donc sortis ensemble, le temps du lycée, il a été mon premier, il arrivait à me mettre en confiance lors de situations stressantes, arrivait à calmer mes crises d'angoisses, de paniques.. puis je suis tombée enceinte (bien entendu, nous avons fais tous les tests avant d'enlever la protection et j'avais un moyen de contraception) mais parfois ça ne suffit pas... il m'était impossible d'avorter, c'était plus fort que moi, il m'a donc quitté lorsque j'étais enceinte de 4 mois, puis est revenu à 7 mois puis reparti. Je ne lui en veux pas, il avait à peine 20 ans et n'était pas prêt à être papa, de plus, mes crises de panique lui étaient de plus en plus fatigantes, oui, à cette époque je peinait à les maitriser, à les comprendre... j'ai fini par calmer tout ça lorsque j'ai eu mon petit garçon. Donc nous n'étions plus ensemble, mais il est venu voir le bébé jusqu'à ses 3 mois puis plus rien... moi, entre temps, j'avais revu mon premier amour, lorsque j'étais en vacances chez mes cousines. Nous nous sommes remis ensemble presque un an après mon accouchement, puis j'ai tout quitté pour vivre avec lui, à 300 km de chez moi... (pas simple quand on n'aime pas le changement..) mais bon, je vivais dans un petit appartement, ne trouvait pas de travail, ne voyait plus personne... et me sentais seule... j'ai donc suivi mon cœur, et donné la chance à mon enfant d'avoir un papa pour l'élever.

Forcément, il y a eu des hauts et des bas... mes crises d'angoisses étaient toujours présentes, mais bien moins fréquentes, et je savais que je devais m'isoler dans ces moments là... donc les choses se passaient bien. Puis nous avons eu, quatre ans plus tard, un autre petit garçon, et encore quatre ans plus tard, une petite fille... nous avons acheté notre maison... tout était parfait... du moins, aux yeux de tous... j'ai pris un congé parental, mon conjoint à beaucoup changé à cause des soucis financiers, il me rabaissait à me dire des choses comme "tu es à la maison, tu es là pour faire ceci cela.." il me dénigrait, il en est même venu plus d'une fois aux insultes lors de disputes... mes crises d'angoisses sont revenues de plus belles, je me sentais inutile, nulle et toutes les insultes que j'ai pu écrire lorsque j'étais ado... Tout le travail que j'avais fais sur moi même pour être quelqu'un de "normal" était balayé d'un coup de pied... j'ai fini par le quitter.

Après l'avoir quitté, je me suis rendue compte d'une chose... bien que je ne regrette pas ma vie (pour moi le regret ne sert strictement à rien, il est illogique parce que ce qui est fait est fait, on ne peut le changer...), mais je me suis rendue compte que j'avais vécu la vie que "tout le monde" souhaite... Une famille, des animaux, un beau fiancé, intelligent avec un bon métier, un CDI, une maison, deux voitures... oui mais dans tout ça... ce n'est pas ce que je voulais... pas si vite... j'ai juste copié l'image que les gens se font de la vie idéale... j'ai juste copié la vie des personnes normales...

Bien entendu, je le répète, je ne regrette pas, mais avec le recule, je trouve ça triste... car je me suis toujours sentie différente, décalée de tout et de tout le monde, mais pour rentrer dans le moule, encore une fois, j'ai joué au jeu d'imitation auquel je jouais lorsque j'étais enfant...

Aujourd'hui, je suis heureuse d'avoir quitté ce mauvais schémas, mais j'ai peur, peur car je ne sais pas où aller... peur car ça m'angoisse.. mais je suis moi, je me découvre et suis entière...

Je me suis inscrite au CRA de ma région, car après tout ça, après avoir pris tout ce recule sur ma vie, sur moi même, je me cherche, et veux des réponses... au fond de moi, même si ça me fait peur, j'ai le sentiment d'avoir le syndrome d'asperger... résultat dans 1an...

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