L'adolescence

L'adolescence...

 

Il n'est pas facile de devenir ado, pour aucuns enfants...

Pour ma part, je ne me sentais bien qu'avec les amis de mon grand frère, (6 à 9 ans de plus que moi..) bien entendu, j'avais mes amis d'école primaire, qui heureusement se sont retrouvés dans le même collège que moi...

D'ailleurs, mon entrée au collège, au début je me suis sentie perdue, comme tout jeune enfant qui se retrouve du plus vieux de la cour de récré, au plus petit, en un court été... mais moi, j'avais quelque amis à mon grand frère, qui étaient en 3ème, ça m'a énormément aidé. En classe j'étais plutôt bonne en langue et en français, Histoire, SVT et informatique... en revanche, les mathématiques n'étaient absolument pas pour moi ! J'ai les nombres en horreur depuis la fin du CM2 (ma professeur ne m'aimait pas et n'a jamais voulu me faire rattraper le retard que j'avais pris avec les divisions après mon opération des amygdales et végétations..). Bref, j'ai toujours été une élève bosseuse, lorsque j'aimais la matière et le professeur... En revanche, quand un professeur était trop sur mon dos, je me braquais et ne faisait plus rien.

J'ai par contre toujours été très anxieuse, je n'ai jamais supporté l'échec, aujourd'hui encore, je me rend malade lorsque j'échoue dans quelque domaine qu'il soit (crises d'angoisse, trop plein d'émotion, remise en question de tout, de moi même...) Je passais parfois des heures sur mes leçons, à pleurer car je n'arrivait pas à la perfection que j'attendait.. Je revois encore ma maman me dire stop et me retirer mes bouquins pour que j'arrête de me faire souffrir psychologiquement avec tout ça.

Au collège j'ai eu pas mal d'amis, à vrai dire, j'avais même plusieurs groupe d'amis, j'aimais bien jongler entre ces différentes personnes car elles avaient chacune une façon d'être différente... il y avait les "sportifs", les "intellos", les "cancres" et bien entendu, il y avait les professeurs... Très régulièrement, je m'isolais dans la salle d'art plastique car le professeur était adorable et me laissait fabriquer des choses avec le matériel de la classe, sinon, j'allais à la bibliothèque du collège lire des livres sur la guerre 39-45 (qui pour moi est toujours une période que j'aime étudier [je possède énormément de livre sur cette période]) ou d'autres livres sur les sujets qui m'intéressaient beaucoup à l'époque : la vie des Maïas, l'Egypte, les animaux...

J'ai eu un professeur d'anglais, qui en avait toujours après moi, il me gardait en classe pendant les récréations car selon lui j'écrivais mal et je devais m'améliorer, alors il me donnait des lignes et des lignes à copier. A chaque fois que je devais assister à ses cours, je me retrouvais à l'infirmerie car j'en étais malade, anxiété, mal de ventre, vomissement.. au point où l'école a fini par prévenir mes parents qui ont commencé à s'inquiété... ils ont donc pris rendez-vous avec ce professeur. Mes parents voulaient que j'assiste à ce rendez-vous... et là ça a été crise d'angoisse, pleurs crise colère car je ne le souhaitais pas... ils ont fini par y aller sans moi. Plus tard, j'ai donc appris que ce professeur était dur avec moi car il avait remarqué que j'avais beaucoup de capacité, mais que je jouais les fainéantés, à ne pas écouter en classe mais enregistrer tout ce qu'il disait (ça a toujours été mon point fort... je n'ai jamais eu besoin de réellement suivre un cour, j'enregistrais juste ce que j'entendais, lorsque je faisais autre chose, mon prof pouvait me demander ce qu'il venait de dire, je le lui répétait presque au mot exact.) Il s'est donc calmé avec moi, et j'ai appris à aimer ce professeur, qui m'a énormément appris sur mes capacités.

Comme tout enfant, j'ai eu des disputes avec mes ami(e)s... et oui, supportant mal le changement, j'encaissait beaucoup, jusqu'à ce que le vase déborde... étonnamment, je ne m'en prenait pas à eux (ou très rarement) mais à moi et je m'isolais, puis en rentrant à la maison c'était de nouveau les griffures, puis les "mots".. je prenais une feuille où j'écrivais toutes les insultes possibles à mon sujet, tous les mots qui pouvaient me rabaisser... ma mère est tombée dessus un jour... sur le coup elle m'a vraiment fait la morale, jusqu'à ce qu'elle, je pense, s'inquiète, et me demande pourquoi avoir écris tout ça et me dise que tout était faux, que je n'étais pas nulle, pas bête, et toutes les pires choses que j'avais écris... je me rappelle de ce moment, j'étais tellement dans un état second qu'elle ai pu trouvé tout ça et qu'elle en rajoute une couche, que lorsqu'elle s'est mise à me consoler, j'étais fermée à tout, me balançait assise sur mon lit, les bras entourés autours de mes genoux remontés à la poitrine et la tête dans les genoux.. mais, j'entendais... et ça me faisait du bien...

 

Une autre fois, un camarade de classe s'est amusé à me faire tomber dans le couloir alors que j'étais appuyée contre le mur.. cela m'a vexé, un sentiment d'injustice, de honte et de colère est monté en moi, quand je me suis relevée, je lui ai tapé la tête contre le mur.. avant de le faire, cela me semblait plutôt juste, je ne souhaitais en aucuns cas lui faire du mal, mais juste le mettre dans la même situation que moi, lui faire comprendre ce que j'avais pu ressentir... mais un professeur m'a vu et toute suite punie.. (ce qu'aujourd'hui, je comprend parfaitement)

 

J'ai eu pas mal de soucis avec certains professeurs et surveillants car j'avais tendance à être dans ma tête, être ailleurs, rêvasser.. et lorsque l'on me disputait, soit je n'entendait pas, soit je souriais, j'ai régulièrement été qualifiée d'insolente, mais je vous assure qu'en aucuns cas mon comportement relevait de l'insolence, c'était juste comme ça, mon corps et mon esprit souriait simplement ou n'écoutait pas... c'était peut-être un moyen de me protéger, d'être imperméable à tout ça..?

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0