L'enfance : le déménagement

... Donc, nous avons déménagés, nous sommes partis d'une grande ville, de région parisienne, pour un petit village, en campagne.

 

 J'avais 7 ans et demi, nous étions en plein été et je devais rentrer en CE1 deux mois plus tard...

Pour moi ce fut un drame... je me souviens avoir eu la sensation d'être abandonnée, forcée et la colère en moi était si forte... mais je devais maintenir les apparences... mes parents étaient heureux, et faisait cela, une grande partie pour nous, pour que nous puissions avoir une chance de nous épanouir, ailleurs que dans une citée qui était de plus en plus "néfaste" au bon développement de leurs enfants. Alors, la joie a "pris le dessus".

Vous me direz peut-être que c'est assez déroutant de ressentir une telle négativité et de passer à la joie toute suite après... mais là est le but de ce blog : LE CONTÔLE...

Le fait de feindre ses sentiments pour m'adapter au mieux dans ce monde que je ne comprenais pas... ce monde où, pour moi, seule la nature, les insectes et les animaux importait...

Oui, j'ai fini par me faire à ce déménagement, comme tout enfants, et j'ai trouvé un réel bonheur à vivre à la campagne, c'était l'été, la maison était isolée, nous avions un immense jardin. J'ai donc découvert une réelle passion pour les insectes, je les aimais tous, encore une fois, ce sentiment d'amour était si intense, ils étaient la vie, le respect, la liberté.. je passais mes journée avec mes insectes dans le jardin, ça pouvait aller d'une simple sauterelle, à une coccinelle, en passante par les scarabées et les araignées.. Mon papi m'avait appris qu'aucun animal n'était méchant, que s'il nous faisait "mal" c'était uniquement parce qu'il se sentait agressé, qu'il se protégeait pour vivre... Et ça, c'était tellement beau, tellement juste... Jamais je ne m'étais fais mordre ou piqué.. hormis par une guêpe qui à signé chez moi une réelle phobie pour tout ce qui était guêpes, abeilles, bourdons, frelons etc ( phobie toujours présente d'ailleurs)..

Alors, voilà, j'avais trouvé une passion qui occupait toutes mes journées, je ne sortais que très rarement de mon jardin, même lorsque mon grand frère voulait que je recherche des amis avec lui dans le village où nous habitions.. j'appréciais cette "solitude" qui à mes yeux n'en était pas une, car j'étais entourée par la nature, les animaux, les insectes, les arbres, l'herbe, et le vent d'été, qui était pour moi le meilleur dans tout ce qui pouvait m'entourer... ce vent si doux, qui me caressait la peau, ce vent qui à mes yeux permettait aux oiseaux, aux insectes, de voler, ce vent, signe de liberté, celui qui faisait naitre des frissons de bien être, de l'amour, encore de l'amour... pour du vent ??! encore une fois, je me suis sentie incomprise, lorsque j'en ai un jour parlé à ceux qui deviendraient par la suite des amis.. par tous, par moi même... alors j'ai refoulé ce plaisir qui me faisait parfois même pleurer de joie, d'amour inconditionnel, inexplicable... et je l'ai gardé rien que pour moi.

 

Septembre...

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